B) Les conséquences psychologiques

 

 

Les effets psychologiques à court terme :


•    Perte de mémoire

•    Oublis

•    Colère

•    Frustration

•    Anxiété

•    Irritation ou isolement vis-à-vis des collègues

•    Plus de difficultés au travail

•    Erreurs d’attention

 

 

Les effets psychologiques sur le long terme :


•    Dépression

•    Accidents

 •    Violence domestique

•    Comportement suicidaire

•    Alcoolisme

•    Abus de psychotropes*

•    Divers désordres psychologiques (décompression)

 

 

    Au-delà de la libéralisation d’hormones et de substances chimiques telles que l’adrénaline ou les corticoïdes, le stress active fortement 4 grands types d’émotions :

L’ANXIETE, LA DEPRESSION, LA COLERE OU L’AGRESSIVITE, LE SUICIDE.

 


Toutes ces émotions sont tout à fait « normales » et font partie de la vie humaine. Mais si l'individu est régulièrement soumis à des facteurs de stress, cela peut provoquer des troubles émotionnels dont les plus fréquents sont les troubles anxieux et les troubles dépressifs.

 

-                     L’anxiété : l’individu se rend compte que le stresseur représente un danger et se met en état d’alerte mobilisant toutes ses capacités pour faire face. L'individu de sent tendu, il a la sensation d’une tension physique permanente ; il sent que ses muscles sont contractés, le plus souvent les muscles des épaules, les muscles des mâchoires, les muscles du dos, les muscles des poings. Elle est caractérisée par un vécu permanent d’inquiétude et d’appréhension. Elle se manifeste par un ensemble de symptômes psychologiques et comportementaux : l'individu est angoissé : Il éprouve un sentiment d’inquiétude en permanence, comme s’il redoutait que quelque chose de dangereux ou d’indésirable survienne. Tout suscite son appréhension : le téléphone qui sonne, un courrier dans la boite aux lettres, le retard d’une personne qu'il attendait, une convocation de son supérieur, comme si cela était forcément un mauvais signe, l’annonce d’un malheur ou d’une catastrophe. Il change de comportement : ses comportements ne sont plus les mêmes. Par exemple, il évite des situations qu'il craint. Dans ses formes les plus prononcées, ce comportement anxieux peut aboutir à des manifestations véritablement phobiques, parfois accompagnées de crises d’angoisse.

 

-                     La dépression : l’individu développe une réaction de détachement par rapport au stresseur, il endure sans agir, il baisse les bras. La perte d’appétit : les ressentiments somatiques sont extrêmement importants d’un individu à un autre. Il se sent fatigué, il présente souvent des douleurs diffuses. La plupart du temps, l’appétit est très diminué, avec les risques d’amaigrissement qui en découlent. Parfois, au contraire, il existe des manifestations de boulimie. Les troubles de sommeil : les troubles du sommeil font fréquemment partie du tableau de la dépression. Le réveil est très souvent matinal, vers 5 h du matin, avec impossibilité de se rendormir. Il faut faire la différence entre un « anxieux » et un « déprimé » : un anxieux a du mal à s’endormir, il est « plutôt du soir », alors que, le matin il a du mal à se réveiller. En revanche, le déprimé, même s’il a parfois du mal à s’endormir, se réveille très tôt le matin. Les troubles anxieux risquent de se compliquer, c'est-à-dire  s’aggraver et évoluer vers des troubles dépressifs. Les liens entre anxiété et dépression sont complexes : tous les troubles dépressifs ne sont pas, à l’origine, des troubles anxieux. Cependant, il est à noter que, dans un tiers à la moitié des cas, les personnes qui ont ressenti des manifestations d’anxiété prononcées pendant plusieurs années évoluent vers des troubles dépressifs. La tristesse ou l’effondrement de l’humeur : on considère l’effondrement de l’humeur comme le premier symptôme de la dépression. La caractéristique principale du déprimé est d’avoir de manière permanente, une humeur triste : il voit constamment la vie en noir. Sa tristesse n’est pas passagère, elle s’installe durablement et devient peu à peu imperméable aux événements extérieurs. La perte d’intérêt : le deuxième symptôme caractéristique de la dépression concerne la perte d’intérêt. Lorsque l'individu est déprimé, plus rien ne l'intéresse, dans le travail bien sûr, mais aussi dans la vie. La vie au ralenti : le troisième symptôme est un ralentissement général. Plus une personne est dépressive, moins elle trouve d’intérêt à une quelconque action, professionnelle ou non, et moins on est actif. La dépression est un phénomène psychologique qui a également des bases biologiques. Le déprimé connaît un état assez proche de celui de l’hibernation. Le fonctionnement de son corps se met au ralenti.

 

-                     La colère ou l’agressivité : l’individu y trouve ses forces pour attaquer et/ou détruire le stresseur.

 

-        Le suicide : la dépression est une maladie grave qui atteint l’individu dans le tréfonds de son être. C’est une maladie lourde, pénible : la maladie de la douleur morale. L’une des principales et plus graves complications de la dépression est le suicide. Un dépressif ne peut plus voir d’issue à son état : son avenir lui semble bouché, le présent ne l’intéresse pas, il ne trouve plus de plaisir dans quoi que ce soit. Tout cela peut former un risque de suicide, se donner la mort apparaissant comme la seule issue. Les personnes concernées taisent souvent leur souffrance par honte, par culpabilité, par sentiment d'humiliation. Leur estime s’effondre, l'idée suicidaire peut alors s'imposer et lors d'un raptus* anxieux, il y aura parfois un passage à l'acte.

 

« Les relations peuvent devenir tendues avec les autres, l'individu s'isole. Il y a alors une perte de valeur de soi-même parfois jusqu'au passage à l'acte » nous développe la psychothérapeute.

 

 

Exemples :

         -   Dans l'entreprise France Télécom, on compte à ce jour une soixantaine de suicides parmi les salariés. Le suicidé du 14 juillet 2009 de Marseille notait dans sa dernière lettre : « Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C’est la seule cause. Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, désorganisation totale de l’entreprise. Management par la terreur ! » Les témoignages rassemblés depuis la sortie du silence de ce phénomène montrent un malaise profond dans de nombreuses équipes.

 

         -   Le mardi 26 avril 2011, au matin, un salarié de France Télécom-Orange de 57 ans s'est suicidé en s'immolant par le feu sur le parking du centre Pichey de Mérignac, près de Bordeaux. Ce fut un réel choc pour les salariés. Ce tragique suicide fut très médiatisé. Ici, il s'agit d'un reportage de BFM TV.com.

 


 

 

Le reporter cite Didier LOMBARD qui fut le PDG et le directeur général adjoint chargé des technologies de France Télécom. En 2010, il laisse la direction exécutive du groupe, puis la présidence le 24 janvier 2011 à Stéphane RICHARD.

 


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